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  • CONFERENCE DE L’ARS PACA A DIGNE POUR RENFORCER L’ACCES AUX SOINS DE PROXIMITE DANS LE DEPARTEMENT

    Conférence ARS PACA à Digne (6)

    Mercredi 10 octobre, avait lieu à la Cité administrative Romieu de Digne-les-Bains, une conférence sur l’accès territorial aux soins de proximité dans les Alpes-de-Haute-Provence, en présence de nombreuses personnalités dont Monsieur Claude d’HARCOURT, directeur général de l’ARS PACA, de Monsieur Olivier JACOB, préfet des Alpes-de-Haute-Provence, de Monsieur René MASSETTE, président du conseil départemental 04, de Monsieur Jean-Yves Roux, sénateur, de Monsieur Daniel SPAGNOU, président de l’Association des maires du 04, de Madame Patricia-GRANET- BRUNELLO, maire de Digne-les-Bains, de Madame Anne HUBERT, déléguée départementale ARS PACA 04, de Madame Delphine BAGARRY, députée 04 et de nombreux élus du département.

    L’accès à des soins de qualité et l’organisation des soins de proximité sont deux enjeux majeurs pour les acteurs de santé comme pour l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Depuis janvier 2018, l’ARS Paca déploie une stratégie régionale pour renforcer et garantir un égal accès aux soins dans les territoires : c’est le plan territorial d’accès aux soins (PTAS).

    Effectivement, même si le nouvel arrêté du « zonage médecins » par l’ARS Paca a permis une augmentation du nombre de territoires éligibles à des aides au maintien ou à l’installation de médecins (72 % de la population du département des Alpes-de-Haute-Provence vit sur un territoire éligible à ces aides), l’égal accès à des soins de qualité ne se limite pas à la question de l’installation des professionnels de santé. Avec par exemple 5 maisons de santé pluri professionnelles (MSP) labellisées et en fonctionnement réparties sur l’ensemble du département, dont une à Sisteron.

    Dans son allocution Monsieur Daniel SPAGNOU, insistait sur : « Les maires et présidents d’EPCI ont peu de compétences obligatoires en matière de santé, notamment pour ce qui concerne la répartition territoriale de l’offre de soins. Cependant, et ceci pour apporter des réponses urgentes et vitales à leurs administrés, les élus locaux sont de plus en plus nombreux à se saisir de ce sujet. Le principal enjeu pour les élus locaux est de permettre à leurs administrés d’avoir accès à une offre de soins de qualité et accessible financièrement. Aussi, les élus que nous sommes, sont particulièrement attentifs à tout ce qui peut permettre de maintenir ou d’encourager une présence médicale au niveau local.

    Si l’Association des Maires de France que je représente, ne s’est pas positionnée jusqu’à présent, en faveur de mesures contraignant l’installation des professionnels de soins, elle considère en revanche que les maires et présidents d’intercommunalités ont plus que jamais besoin de pouvoir s’appuyer sur l’expertise des Agences Régionales de Santé et sur les professionnels de santé eux-mêmes. Je suis convaincu également qu’il est aussi nécessaire de renforcer le lien entre la médecine hospitalière et la médecine de ville. Cette dernière peut en effet contribuer au désengorgement des hôpitaux et favoriser la mise en place d’un parcours de soins cohérent pour les patients. L’Association des Maires de France considère que les élus locaux doivent être étroitement associés à la gouvernance des hôpitaux car l’hôpital est ancré dans un territoire et toute modification de fonctionnement a nécessairement un impact sur ce territoire, que ce soit en matière d’emploi, de services ou encore de transports. Concernant les hôpitaux locaux, leur maintien participe efficacement au suivi des populations, notamment les plus âgées et fragiles, en particulier en milieu rural. Monsieur le Directeur, les élus locaux sont vos interlocuteurs privilégiés car ils connaissent les besoins de leurs administrés. Je sais qu’il existe au sein du ministère des Solidarités et de la Santé, une volonté de prise en compte des spécificités territoriales en matière de santé. Néanmoins, je tiens à rappeler que la concrétisation de ces orientations ne peut se faire que dans le cadre d’un dialogue équitable entre l’ARS et les collectivités locales. De même, le déploiement d’outils partenariaux tels que les contrats locaux de santé est souhaitable. Les élus sont d’accord à condition que ceux-ci répondent aux problématiques identifiées localement et que leur mise en œuvre soit soutenue financièrement !

    Concernant les Maisons pluridisciplinaires de santé, elles doivent tenir compte du territoire sur lequel elles sont implantées car il n’en existe aucune qui fonctionne « clé en main » et de façon automatique. Il en existe un certain nombre dans notre département et notamment récemment à Sisteron et elles doivent impliquer étroitement les acteurs de santé du territoire et notamment les professionnels. »

     

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