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  • Ci-joint le réponse de Daniel SPAGNOU à la Ministre de l’Ecologie, suite à son intervention ce soir sur la problématique du loup (document AFP joint en rouge)

    NKM SE MOQUE DE NOUS : CE NE SONT PAS SIX MAIS AU MOINS QUARANTE LOUPS QU’IL NOUS FAUT ABATTRE A L’INSTAR DE LA SUEDE

     

    La réponse de la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, loin d’être satisfaisante, est intolérable pour les éleveurs. En minimisant les conséquences d’un phénomène devenu incontrôlable, la ministre ne veut pas endosser ses propres responsabilités, en se dissimulant derrière les mesurettes qui n’ont même plus de capacité d’effet d’annonce susceptible de calmer l’exaspération et le raz le bol général dans les alpages. Comment laisser croire un instant qu’en se déchargeant sur les préfets missionnés pour l’abatage de six loups sur 200 estimés (alors que d’autres parlent de 400), nous traiterons la situation grave dans laquelle nous nous trouvons ? Et quand bien même les préfets prendraient les arrêtés en question, ces derniers seront systématiquement attaqués par les organisations pro-loup comme en septembre 2010 dans les Alpes de Haute Provence, les rendant inapplicables. Comment encore, la Ministre peut ainsi dire que les loups se seraient  réintroduits naturellement en 1992 ? Cette affirmation est totalement partiale (non démontrée formellement à ce jour, la commission d’enquête parlementaire dont j’étais le rapporteur l’avait d’ailleurs bien relevé) et montre combien la Ministre poursuit sa logique aveugle, mais personne n’est dupe. Une fois de plus, NKM a choisi son camp celui des loups contre les éleveurs.

    Ce que nous voulons, dans l’urgence, c’est que les bergers puissent enfin tirer sur le loup (sans l’ubuesque chronologie des réponses) pour défendre leur troupeau.

    Mais vu l’ampleur et la vitesse avec laquelle se développent les attaques, à terme, ce sont des battues qu’il nous faudra organiser pour chasser le loup de nos territoires.

    En attendant, Il faut revoir le statut du loup dans la convention de Berne en faisant passer le loup de la catégorie « espèce strictement protégées » à celle « d’espèce protégée », à l’image des demandes formulées ces dernières années par le Conseil Fédéral suisse, et de la campagne de Chasse aux loups lancée en hiver 2010 en Suède. Une première depuis 45 ans ! (L’administration suédoise de la protection de l’environnement (Naturvaardsverket) a annoncé mi-décembre 2010 des quotas de chasse pour une quarantaine de loups sur une population estimée à 200, sensiblement le même nombre officiel qu’en France). Ce qui est possible ailleurs, doit l’être chez nous.

    Et que l’on ne vienne plus me dire que la convention de Berne est intouchable, quand je constate avec tous les français, ce que la France et d’autres pays ont réussi à faire en adaptant Schengen.

    En tout cas, je demande aux éleveurs dans tous les territoires touchés de se mobiliser afin que nous mettions en œuvre sans délai, des actions pour qu’enfin nous soyons pris au sérieux et considérés dans ce pays qui se moque de ses bergers.

     

    Daniel SPAGNOU

    Député Maire de Sisteron

     

    Sisteron, le 19 juillet 2011


    Loup contre brebis: appel de NKM aux préfets pour appliquer ses mesures

    PARIS, 19 juil 2011 (AFP) – La ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciuscko-Morizet, sommée par un député UMP de prendre des « mesures radicales » après la recrudescence des attaques de loups contre des troupeaux, a appelé mardi les préfets à mettre en oeuvre un dispositif renforcé avalisé en mai.
    « On n’a pas attendu les dernières attaques pour réformer le dispositif d’intervention et permettre aux préfets d’être plus réactifs », a affirmé la ministre de l’Ecologie à l’AFP.
    La ministre a souligné que le dispositif d’intervention avait été renforcé début mai, notamment en réduisant le délai entre les différents niveaux de réponse lorsqu’une attaque est constatée.
    Au 18 juillet, pour le seul département des Hautes-Alpes, 47 attaques imputables au loup avaient été dénombrées occasionnant la mort de 263 ovins pour l’année 2011. Douze autres attaques sont en attente d’analyse, afin de déterminer si elles ont bien été perpétrées par des loups.
    L’an dernier 144 attaques avaient causé la mort de 538 ovins dans le département.
    Le député-maire UMP de Sisteron, Daniel Spagnou, dans le département voisin des Alpes-de-Haute-Provence, a exigé de la ministre « les mesures radicales qui s’imposent », dans une lettre ouverte publiée lundi.
    Selon les évaluations officielles, la France compte en 2011 entre 150 et 200 loups canus lupus, une espèce qui s’est réintroduite naturellement en 1992 et qui est en progression. Cette année, des attaques ont été recensées dans dix départements.
    « Le loup est une espèce strictement protégée mais il est possible, quand toutes les méthodes de prévention (des attaques) s’avèrent inadaptées ou insuffisantes, d’avoir des interventions sur les loups », a rappelé NKM.
    Le nouveau plan d’intervention prévoit toujours une chronologie de réponses – protection du troupeau, effarouchement du loup, tirs de défense à proximité du troupeau et en dernier recours la destruction du loup.
    Le nombre de spécimens qu’on peut tuer reste fixé à 6 pour 2011/2012, mais le dispositif renforcé introduit pour les éleveurs la possibilité de suivre des formations pour obtenir le permis de chasse et faire des tirs de défense (sans les tuer).
    Seuls les agents de l’Office nationale de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) et les lieutenants de louveteries restent autorisés à détruire les loups, dans les conditions fixés par les arrêtés préfectoraux à durée limitée.
    gg/alu/bma

     

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