• Blog/Actualités
  • Votre Maire
  • La circonscription des Alpes de Haute Provence
  • Documents
  • Contacts
  • LE PREMIER PROTOCOLE DU 04 DE LUTTE CONTRE L’HABITAT INDIGNE SIGNE A SISTERON


    conf-presse-proticole-accord-lutte-contre-habitat-indigne-004.jpg

    Partant du constat que plusieurs phénomènes pénalisent le centre ancien de Sisteron et contribuent à sa dégradation, et alors que le tissu urbain est fortement marqué par un riche passé historique, la Ville de Sisteron en la personne de son député maire Daniel SPAGNOU et l’Etat avec le Préfet N’GAHANE, viennent de signer le premier protocole LHI (Lutte contre l’Habitat Indigne) du département des Alpes de Haute Provence.

     

    Ce protocole s’inscrit dans une politique mise en place depuis déjà plusieurs années. Aussi, soucieuse de sauvegarder son centre ancien et de mettre en valeur son patrimoine architectural, la commune de Sisteron avait engagé des opérations pour restaurer la fonction habitat et mettre en valeur les espaces publics en 1978, 1985 (RHI de 24 logements sur 3 îlots) et 1997. En 2001, la commune a même lancé une opération de requalification du Centre Ancien. Plusieurs actions ont été engagées dans la continuité de cette opération avec le doublement des aides pour les travaux concernant les façades et les toitures, l’adaptation du Plan d’Occupation des Sols et la suppression de l’obligation de créer des places de parking, la participation au Programme d’Intérêt Général subventionné par l’ANAH, la mise en place d’un programme d’assistance à l’organisation des copropriétés et la Mise en valeur des espaces publics comme la Place de la Nière ou les andrônes. En 2007, la Ville de Sisteron a alors mis en place une maîtrise d’œuvre urbaine et sociale de lutte contre l’habitat indigne (MOUS LHI) portant sur 20 logements, conformément à la loi SRU (Solidarité et Renouvellement urbain) qui place la lutte contre l’habitat insalubre comme une priorité de l’action des pouvoirs publics. Compte tenu du volume important de logements dégradés, la Ville a depuis engagé une deuxième tranche de 20 nouveaux logements fin 2008.

     

    Aussi, la signature du « protocole d’accord relatif à la lutte contre l’habitat indigne » permet à la Ville de Sisteron de poursuivre cette politique dont l’objectif est principalement de donner l’envie aux Sisteronais d’habiter en centre ville grâce à une meilleure qualité de vie et à une meilleure prise en compte de l’environnement. Et Daniel SPAGNOU de souligner « Je suis très sensible Monsieur Le Préfet, que la Ville de Sisteron ait été choisie pour la première signature de cet engagement dans notre département afin de poursuivre notre action de requalification du Centre ancien. » Ce protocole s’appuie sur des dispositifs comme la mission de maîtrise d’œuvre urbaine et sociale (MOUS LHI), la politique de l’ANAH en matière d’insalubrité, les aides de droit commun pour la réhabilitation étant majorées de 20% pour l’habitat insalubre, la résorption de l’habitat insalubre (RHI). L’opération publique RHI Multisite qui a été mise en œuvre en Décembre 2008 permet d’intervenir sur les immeubles déclarés insalubres irrémédiables ou frappés d’arrêté de péril. Ce projet social permet la protection , le relogement et l’amélioration des conditions de vie des habitants. Trois îlots ont ainsi été retenus sur le centre ancien, l’Ilôt D’Ornano, l’Ilôt LAGARDE et l’Ilôt 27 rue Saunerie.

     

    La phase pré opérationnelle est quasiment terminée, elle doit permettre de qualifier l’état du bâti, de faire l’acquisition du foncier, d’examiner la nature des occupations, les besoins en relogement et de tracer les grandes lignes du projet urbain. La deuxième phase concernera dès lors la mise en œuvre du projet. Cette opération RHI multisite est financée à hauteur de 70% du déficit de l’opération, qui grâce au protocole signé hier entre la Ville et l’Etat, sera porté à 80%.

     

    « Par cette signature l’Etat renforce les dispositifs mis en place par la Ville par l’action de l’ANAH en matière de financement des travaux de sortie d’insalubrité réalisés par les propriétaires ou la collectivité et la mise en place d’une offre de relogement pour faire face aux situations d’urgence » concluait le Préfet qui devait se féliciter des efforts réalisés qui doivent contribuer à developper le logement social en centre ville, tout en luttant contre le phénomène des « marchands de sommeil » et en promouvant la mixité sociale.

     

    Les commentaires sont fermés.