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  • DANIEL SPAGNOU PARTICIPE AU CHANTIER DE LA REFORME DE L’HOSPITALISATION PSYCHIATRIQUE

    Il y a quelques jours Daniel SPAGNOU, Député Maire de Sisteron, a été reçu par Roselyne BACHELOT au sujet du chantier de la réforme de l’hospitalisation psychiatrique. En effet, l’hospitalisation psychiatrique est en crise et les drames de Grenoble qui vient de coûter la vie à un jeune de Pierrevert et celui de Pau en 2004 ont montré les limites de notre système avec des locaux souvent inadaptés à la coexistence de malades en hospitalisation libre et en hospitalisation sous contrainte et les fugues des personnes hospitalisées sous contrainte qui sont souvent laissées sans suite.  Malgré le plan santé mentale 2005-2008 avec des moyens de fonctionnement alloués au secteur public qui ont progressé d’un peu plus d’ 1 Md€ entre 2004 et 2008, avec la création de 3000 postes de médecins soignants et appuyé par un plan d’investissement est en cours avec 342 opérations de modernisation, le Président de la République a demandé que des mesures soit mises en place pour faire plus et mieux.  Il ne s’agit pas d’assimiler les patients à des délinquants : l’hôpital n’est pas une prison et quel que soit leur degré de dangerosité les patients sont là pour être soignés. L’objectif de la réforme sera de veiller à la sécurité des personnels comme des patients en trouvant un juste équilibre entre, d’une part, la qualité des soins et, d’autre part, la protection de la société et la sûreté des soignants et des familles.  Le président de la République a insisté sur la collégialité des décisions de sortie, sur la mise en place de soins ambulatoires sans consentement, sur l’effectivité de l’obligation de soins. Toutes ces mesures étaient réclamées de longue date par les soignants. Elles vont dans le sens d’un développement des alternatives à l’hospitalisation.  Daniel SPAGNOU qui fut lui-même la victime en 2003 d’un déséquilibré soutient les propositions comme l’allongement de la période d’observation du malade en crise : elle est aujourd’hui de 24 h, un certain nombre de professionnels souhaitent qu’elle passe à 72 h. Le temps d’établir un diagnostic, de calmer la crise et d’amener le malade à des soins et l’amélioration du suivi thérapeutique des patients. La médecine a fait beaucoup de progrès en psychiatrie (traitements injectables qui agissent sur longue période) mais il faut mieux sensibiliser l’entourage et développer l’éducation thérapeutique et la prévention.

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