C’est au complexe sportif des Marres que Daniel SPAGNOU, maire, a présenté ce mardi 6 janvier avec son conseil municipal et les membres du conseil jeunes, ses vœux 2026 devant plus de 1500 personnes et une foule de personnalités parmi lesquelles la préfète des Alpes de Haute-Provence et le préfet des Hautes-Alpes, le sénateur des Alpes de Haute-Provence, l’évêque de Digne, l’ancien député et ministre de l’Intérieur, de nombreux élus dont la présidente du Conseil Départemental, le vice-président du conseil Régional, la député des Alpes de Haute-Provence, une députée des Hautes-Alpes mais également de nombreux maires et conseillers départementaux des deux départements alpins ainsi que divers représentants de la délégation militaire, de la Gendarmerie nationale, de la Police nationale et municipale, des sapeurs-pompiers et de divers services de l’Etat.
Après la projection du film réalisé pour la Ville par Pascal Simoes sur l’année 2025 à Sisteron et l’interprétation par la jeune Célia, alias Lécya, originaire de Mallefougasse – finaliste de « The Voice France » et qui a remporté « The Voice Suisse 2019 » – de trois chansons dont un magnifique hymne à l’amour, Daniel SPAGNOU a rendu hommage et remercié de nombreuses personnalités et n’a pas pas caché son émotion en ce début de soirée : « C’est pour moi un moment très particulier. Peut-être le plus difficile que j’ai eu à affronter !
Depuis 43 ans, je me tiens devant vous, année après année, pour vous présenter mes vœux. Ce sont 43 ans de rendez-vous fidèles, de regards échangés, de mains serrées, de sourires, parfois d’inquiétudes, souvent d’espoirs…
Mais ce soir, je le sais, je le sens, ces vœux ont une saveur différente. Ce sont mes derniers vœux de maire dans cette ville de Sisteron qui a tant compté pour moi !
Quand je repense au jeune homme que j’étais en entrant dans cette mairie, je mesure le chemin parcouru. Je n’imaginais pas alors, que cette fonction deviendrait bien plus qu’un mandat. Elle est devenue une vie. Ma vie.
Être maire, ce n’est pas seulement gérer des dossiers ou inaugurer des bâtiments, c’est porter une ville. Jour et nuit.
C’est se réveiller avec elle, s’endormir avec ses problèmes. C’est partager les joies des naissances, les réussites, les fêtes… C’est aussi accompagner les drames, les silences lourds et les familles endeuillées… Mais c’est aussi marier des amis un dimanche matin comme je l’ai fait il y a 3 jours !
Je le dis ce soir avec sincérité : j’ai sacrifié une grande partie de ma vie personnelle pour la consacrer à Sisteron. Des soirées écourtées, des dimanches envolés, des moments familiaux manqués et des absences que l’on ne rattrape jamais complètement. Puisse ma famille me le pardonner un peu et me laisser le temps que Dieu me prêtera, pour les entourer à nouveau et profiter de mon arrière-petit-fils Mattéo, présent ce soir, qui me procure mes plus grandes joies !
Jamais — jamais – je n’ai regretté ce choix, comme l’a si bien chanté Mireille Mathieu qui, comme vous le savez, a été un peu ma muse, avec la regrettée Brigitte Bardot. Parce que ce choix, je l’ai fait par amour. Par amour pour cette ville unique, fière, somptueuse, adossée à sa citadelle majestueuse, comme un cœur à son histoire.
Par amour pour ses rues, ses andrones, ses quartiers et ses saisons. Mais par amour, surtout, pour vous tous, mes amis Sisteronais !
Vous avez été bien plus que des administrés : vous avez été ma force, j’ai puisé en vous ma raison de continuer quand c’était difficile ; vous avez été ma boussole quand le doute s’installait… Et pour tout cela, je vous remercie du fond du cœur ! Mon cœur ne saurait oublier mon épouse Raymonde, trop tôt disparue, qui m’a accompagnée pendant 36 ans et a sacrifié une brillante carrière pour me permettre de faire de la politique…
J’ai essayé, chaque jour, d’être à la hauteur de la confiance que vous m’avez accordée. De servir Sisteron avec honnêteté, avec fidélité, avec passion. De prendre des décisions parfois dures, souvent complexes, toujours avec l’intérêt de la ville chevillé au cœur.
Je veux dire ici ma gratitude aux différentes équipes municipales qui se sont succédé, qui m’ont épaulées dans mes choix, parfois difficiles, mais qui ont permis à Sisteron de devenir l’une des villes majeures de ce département et de rayonner jusqu’à l’international… »
Merci à tous les employés municipaux et de la communauté de communes pour avoir eu, comme ligne d’horizon, le service public et le bien-être des administrés.
Merci à Jean-Louis CHABAUD qui préside l’Association des Maires ruraux et avec qui l’entente et la collaboration furent parfaites.
Merci à tous les serviteurs de l’Etat, Préfètes et Préfets en tête, avec qui le dialogue a toujours su s’instaurer. Il est assez rare de voir les deux préfets de nos deux départements alpins réunis et c’est le cas ce soir ; merci donc à eux deux. Merci aux Sapeurs-pompiers, à qui nous laissons une caserne neuve pratiquement terminée, et aux gendarmes dont la construction est sur le point de débuter.
J’adresse un remerciement tout particulier à Christophe CASTANER, l’ami fidèle, qui me fait le grand honneur d’être ici ce soir, pour ce dernier rendez-vous. Je n’oublierai jamais Christophe, que tu m’as élevé au grade d’Officier dans la Légion d’honneur alors que tu étais ministre de l’Intérieur…
Ce soir, en vous regardant tous réunis, je ressens une immense gratitude. De la fierté aussi. La fierté du chemin parcouru ensemble, la fierté d’avoir vu Sisteron grandir, se transformer, sans jamais perdre son âme.
Quitter cette fonction, ce n’est pas tourner une page comme les autres ; c’est laisser une part de soi. Et Dieu sait si elle est importante ! C’est dire au revoir à une mission qui m’a défini profondément.
Mais je pars apaisé. Parce que je sais que Sisteron continuera de vivre, de vibrer, d’aimer. Et parce que, même sans l’écharpe tricolore, je resterai à jamais un enfant de cette ville, en plus de Barcelonnette où je suis né et où je fus conseiller municipal pendant 12 années.
Merci pour votre confiance. Merci pour votre patience.
Merci pour votre indulgence. Merci pour vos critiques aussi, car elles m’ont fait avancer. Merci enfin pour ces 43 années partagées.
Le chanteur RENAUD dans « Mistral gagnant » a joliment dit : « il faut aimer la vie même si le temps est assassin ».
Pour la première et la dernière fois, laissez-moi vous dire que JE VOUS AIME ! »
Un tonnerre d’applaudissement s’est alors élevé et a résonné un très long moment à l’issue de cette dernière présentation des vœux, particulièrement émouvante, de Daniel SPAGNOU, en tant que maire de Sisteron.
Un buffet préparé par l’équipe de la restauration scolaire municipale était ensuite proposé en clôture de cette cérémonie des voeux.